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Suite à la révolte populaire engendrée par l’aménagement du jardin du cloître de la Collégiale, le Conseil communal a annoncé qu’il reviendra sur le projet.
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Neuchâtel

Un compromis à la Collégiale

Suite à la vindicte populaire soulevée par la rénovation du jardin du cloître de la Collégiale, le Conseil communal s'est résolu a revoir le projet. Il promet plus de verdure, mais garde les dallettes source de la révolte. Verdict à la rentrée

Le Conseil communal neuchâtelois a compris la population, a-t-il fait savoir lundi par le biais d’un communiqué. Il y aura plus de verdure dans le jardin du cloître de la Collégiale afin de conserver la dimension méditative du lieu.

Lire aussi: Une rénovation déclenche une révolution

Les vives critiques à l’encontre du nouvel aménagement de cette cour de 180 m2 avaient créé ce printemps une vindicte populaire dont les échos se sont fait entendre au-delà même des frontières cantonales. La cause de cette diatribe: des dallettes de béton dont la froideur géométrique détonnait, au goût de multiples regards inquisiteurs, avec la douce pierre d’Hauterive dans laquelle est conçu l’édifice religieux. Les voix s’étaient élevées lorsque le voile du chantier s’était levé sur une cour nue, sans végétation. Et malgré la venue des beaux jours, lors de deux séances de consultations organisées par la commune, à la mi-mai, elles n’avaient pas cessé de protester.

Un fort attachement

La révolte a confirmé l’attachement fort qu’entretient la population neuchâteloise avec sa Collégiale et son cloître. Ces deux édifices qui subissent depuis 2008 des travaux de restauration, d’un coût total de 23 millions de francs, dont l’épilogue est prévu à 2022, sont emblématiques à Neuchâtel. Chaque habitant vous le dira, car ces vieilles pierres évoquent à chacun un moment de partage.

Le Conseil communal a donc rendu la copie aux architectes mandatés sur le projet. Et les charges de le modifier «dans un sens qui prenne davantage en compte l’usage quotidien et la dimension méditative du lieu, en végétalisant le centre du préau et en travaillant le revêtement de sorte à faciliter son accessibilité». Sa volonté de permettre au lieu d’accueillir une programmation culturelle, dont les principes seront posés en concertation avec la Paroisse de Neuchâtel n’est, en outre, pas remise en question.

Dallettes maintenues

Contacté au téléphone, Jules Aubert, PLR de 22 ans élu au Conseil général qui s’était lui-même chargé de déposer une interpellation urgente auprès de la Ville, s’avoue comblé. «Je n’aurais pas imaginé que cela se produise et ne peux que me réjouir du fait que la population et les associations aient été écoutées.» Les dallettes seront pourtant maintenues. «Oui, mais ils ont promis une partie centrale plus verte qui rendra au cloître son aspect méditatif. Je ne peux que leur faire confiance.»

Le communiqué annonce, par ailleurs, un rehaussement des contours herbeux entre chaque dallette, ce qui facilitera l’accès aux personnes en chaises roulantes et préservera les chevilles des porteuses de talons aiguilles. Le projet est attendu à la rentrée et sera ensuite soumis à la Commission d’urbanisme ainsi qu’au Conseil général durant le deuxième semestre 2017. Les Neuchâtelois pourront voir le jardin relooké au printemps 2018.

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