Le comité «Oui à la nouvelle Constitution», qui réunit une centaine de constituants et qui a été rejoint par la conseillère aux Etats radicale Christiane Langenberger et la conseillère nationale écologiste Anne-Catherine Menétrey, présentera ce mardi le détail de son argumentation.

Les partisans du projet appellent à voter en bloc un texte où chacun peut, certes, trouver des éléments qui lui déplaisent, mais qui est dans l'ensemble «équilibré et modéré». Les défenseurs de la nouvelle Constitution ne manqueront pas de mettre en avant dans la campagne telle innovation plutôt que telle autre, selon leurs affinités politiques. A moins qu'ils ne préfèrent insister surtout, comme le fait le Conseil d'Etat, sur l'esprit de compromis qui a conduit au résultat et sur le climat de paralysie qui résulterait d'un non. Exemples.

Frein aux dépenses. Les partisans de droite se sont battus durement lors des débats pour obtenir cet article. Il limite à leurs yeux le risque d'accroissement massif des interventions de l'Etat pouvant résulter du nouveau texte.

L'assurance maternité. Prévue dans le cas où l'assurance fédérale ferait défaut. Cet article est la grande conquête de la gauche, qui se montrera sans doute plus discrète, par prudence, à défendre le droit de vote communal des étrangers.

Un président. La formule retenue pour la présidence gouvernementale (titulaire élu par ses pairs, pour cinq ans) est issue d'un compromis. Elle a pour objectif de renforcer le fonctionnement de l'exécutif cantonal, dont la faiblesse de leadership avait été à l'origine même de la réforme constitutionnelle.

Institutions. La Cour des comptes et la Cour constitutionnelle sont des innovations qui ont prouvé leur utilité dans de nombreuses démocraties libérales, note le socialiste Pierre Chiffelle, ministre des institutions.