Les parents ne devraient pas bénéficier d’un congé parental de deux fois quatorze semaines. Par 110 voix contre 38, le Conseil national a refusé de donner suite mardi à une initiative parlementaire de Kathrin Bertschy (PVL/BE) qui voulait permettre à davantage de pères de s’occuper de leur nouveau-né.

Souvent, seule la mère arrête de travailler et non les deux parents, alors que tous les deux aimeraient s’occuper de l’enfant et garder une activité lucrative. Le droit actuel ne le permet pas et c’est l’une des raisons principales pour lesquelles les femmes sont discriminées professionnellement, selon l’initiante. Kathrin Bertschy proposait de remplacer l’allocation de maternité par un congé parental. Celui-ci serait composé de l’allocation de maternité actuelle de quatorze semaines et d’une allocation de paternité de quatorze semaines au maximum. Cette dernière ne serait accordée que si les deux parents travaillent.

Difficile à financer

Les risques financiers et de discrimination professionnelle liés à la naissance d’un enfant seraient partagés entre les deux parents. Cela permettrait de promouvoir l’égalité sur le marché du travail et la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle, selon Kathrin Bertschy.

Ce modèle proposé engendrerait des coûts très élevés qui seraient difficiles à financer aussi bien par le régime des APG que par des impôts, a estimé Benjamin Roduit (Centre/VS) au nom de la commission. En touchant les PME, il affaiblirait la compétitivité de la place économique suisse. Des dispositions plus favorables pour les familles sont à l’examen, comme l’institutionnalisation du financement des structures d’accueil extrafamilial, a-t-il défendu.