«Un bon conseiller d’Etat»

«Stéphane Rossini a d’abord été mon employé, ce que peu de personnes savent. Comme ministre, j’ai en effet présidé la Conférence latine des affaires sanitaires et sociales. Stéphane Rossini assurait le secrétariat de la conférence avec son équipe. Nous avons appris à nous connaître et il est devenu un ami. Et c’est lui qui sera le numéro un, puisque c’est le président du Conseil national qui est le président de l’Assemblée fédérale dans son ensemble. Je serai donc son second.

«Il est quelqu’un qui réfléchit, et sait se projeter dans l’avenir. C’est un homme de proposition. J’apprécie son évolution, son parcours professionnel universitaire, son engagement et sa capacité à remettre en cause notre parti de façon constructive. Son évolution me fait dire qu’il fera un excellent conseiller d’Etat (ndlr: Stéphane Rossini pourrait être candidat en Valais en 2017).

«Nos parcours ont cependant pris des chemins différents. Il continue de s’occuper des dossiers de la santé et des assurances sociales, mais, de mon côté, je me suis tourné vers la politique de sécurité et la politique des transports, ce dernier domaine permettant d’apporter une contribution concrète à ma région.

«S’il m’a énervé un jour? Je dois dire qu’il faut beaucoup pour m’énerver. Il est possible que nous n’ayons pas toujours partagé le même point de vue, mais, si cela est arrivé, je l’ai déjà oublié. Il est possible que, lors d’une séance, il ait oublié que le représentant du gouvernement jurassien s’appelle ministre, mais bon...

«Il est chasseur. Je ne le suis pas , mais je suis membre d’honneur de la Fédération jurassienne de tir. Et je ne lui reproche pas de défendre le FC Sion, car je trouve que ce club a toujours défendu son identité et donné une image de battant.