Les affaires de marchands de sommeil n’en finissent plus d’occuper la justice genevoise. Alors qu’une enquête sur un vaste réseau visant sept prévenus est toujours en cours, une autre instruction, initialement révélée par la Tribune de Genève, vient d’aboutir. Elle concerne un couple accusé d’usure par métier pour avoir sous-loué illégalement une quinzaine d’appartements à des sans-papiers dans le besoin, moyennant des loyers usuriers. La sœur de l’épouse est également prévenue de complicité, mais aussi de violation de domicile, de menaces et de tentative de contrainte envers les sous-locataires dont certains ont déposé plainte. Au total, plusieurs centaines de milliers de francs auraient été perçus indûment entre 2016 et 2020, les loyers pratiqués étant en moyenne 50% plus élevés que les montant officiels. Dans certains cas, la plus-value atteint même 150% soit un 4 pièces à 3400 francs au lieu de 1300 ou encore un 4,5 pièces à 4100 francs au lieu de 1700.