En se choisissant un président qui échappe à toute étiquette réductrice, l'assemblée générale du Parti libéral (PLG) a voulu, hier soir, tirer un trait sur les déchirements de l'automne. La décision sur la nouvelle procédure de désignation des candidats à l'exécutif de la ville et à Berne – les candidats, sortants ou nouveaux, seront soumis à des «primaires» – a été reportée à une réunion ultérieure. Mais la récente création de l'Union libérale et démocratique (UDL) par des membres qui se réclament d'un libéralisme humaniste pourrait être annonciatrice de nouvelles tensions.

Fondée discrètement le 18 mars dernier, l'UDL est dotée d'un comité de dix personnes où l'on retrouve l'ancien conseiller d'Etat Claude Haegi et l'avocat Charles Poncet. Son président, l'avocat Bertrand Reich, la définit comme «un espace où l'on abordera les questions de fond, on l'on fera de la politique sans être limités par le calendrier électoral». L'Association repose sur une Charte qui a tous les accents d'un véritable programme politique. Ou tout au moins de texte fédérateur pour les tenants d'un courant qui ont décidé de se regrouper.

«L'ULD appuie son action sur un humanisme qui place la personne au cœur de la société», proclame la Charte en ouverture de ses 6 articles fondateurs. La protection de l'environnement et l'affirmation du rôle de l'Etat – «il doit être fort et créer le cadre le plus approprié pour favoriser la prospérité et l'harmonie sociale» – y figurent également en bonne place. «L'union ne sera pas une machine de guerre contre le parti», affirme Claude Haegi qui se défend de tout esprit de vengeance. «Nous demandons d'ailleurs l'adhésion de cette association au PLG. C'est à l'intérieur du parti que nous entendons défendre ces valeurs. Pour l'instant.» Une précision qui fera naître bien des supputations.