Genève

Un diamantaire de Genève séquestré et dévalisé

Enlevé à son domicile d'une riche commune genevoise et conduit dans les locaux de sa société, un important diamantaire du canton a été enfermé dans sa voiture. En fuite, les malfaiteurs auraient emporté un important butin en diamants

Nuit mouvementée et grosse frayeur pour un important diamantaire genevois. Lundi soir, des malfaiteurs ont fait irruption au domicile de ce résident du canton, l’ont enlevé et se sont fait conduire dans les locaux de sa société, située au cœur de la ville, a appris Le Temps.

Arrivés sur place, ils lui ont fait ouvrir un ou plusieurs coffres et se sont emparés d’un butin substantiel, majoritairement des diamants selon nos informations. «Ils ont pris pas mal de choses, confirme un proche du dossier. Mais l’étendue du dommage est en cours d’analyse.»

Le diamantaire ciblé est un homme très discret, à la tête d'un important groupe. Cette société fournit les horlogers en petits diamants taillés, qui n’ont plus qu’à être assemblés sur les montres. Elle est l’un des leaders mondiaux dans ce domaine. Implantée en Suisse, en Israël et dans le sous-continent indien, elle emploierait environ un millier de personnes.

Une fois leur forfait accompli, les malfaiteurs – d’origine française, selon nos sources – ont ligoté et bâillonné l’homme d’affaires avant de le conduire dans la campagne genevoise et de l’abandonner dans sa voiture. Les malfrats ont réussi à prendre la fuite. Contacté, le diamantaire n’a pas souhaité s’exprimer, son entourage le disant particulièrement choqué. 

Pour les besoins de l'enquête, la police se refuse à tout commentaire sur l'identité de la victime. Mais le porte-parole de la police genevoise, Jean-Philippe Brandt, confirme «qu'une personne active dans les pierres précieuses a bien été enlevée lundi soir et conduite dans les bureaux de sa société, où elle a dû remettre une quantité de pierres précieuses aux ravisseurs.» Diligentée par le Ministère public, l'enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme, indique encore le porte-parole.


Modification du 27 mars 2017: à la suite d'une requête parvenue au Temps par l'avocat de la personne séquestrée, nous avons supprimé toute mention permettant de l'identifier.

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