Terrorisme

Un djihadiste romand planifiait un attentat en France

L'enquête sur le djihadiste romand arrêté en France en novembre progresse. Selon la NZZ am Sonntag, une cellule binationale comptait prendre pour cible des politiciens, des juifs et des non-croyants à Nice

Le djihadiste romand arrêté en France en novembre dernier aurait eu un complice, toujours en liberté, qui fait l'objet d'une procédure du Ministère public, indique la NZZ am Sonntag. Avec un groupe de radicalisés, les deux Suisses auraient planifié de mener un attentat en France, à Nice, et de causer plus de dégâts encore que les attaques du 13 novembre 2015 à Paris, selon des documents de la justice française consultés par l’hebdomadaire.

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«Seulement les plus motivés»

Le journal dominical précise comment le Romand de 27 ans, actuellement emprisonné en France, s’est fait repérer. Il était en contact sur Internet avec un salafiste entré dans le viseur des autorités dès mars 2017 pour sa sympathie affichée à l’égard de l’Etat islamique. Les deux hommes font partie d’un groupe de djihadistes francophones qui échangeaient via la messagerie sécurisée Telegram à propos d'un projet d’attentat. Au cours de l’été, le Vaudois aurais pris la tête de cette cellule, créant un nouveau groupe avec «seulement les plus motivés» de ses camarades.

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Cette cellule binationale aurait eu l’intention de prendre pour cible des politiciens, des juifs et des non-croyants à Nice. Il aurait été question de jeter une grenade dans un restaurant, ou d’utiliser une voiture-bélier. Une opération conjointe de la police française et suisse le 7 novembre 2017 mettra fin à ces plans. Dix personnes ont été arrêtées ce jour-là. Parmi eux, le meneur romand et sa compagne colombienne. Le jeune homme avait déjà eu affaire à la justice vaudoise pour violence domestique. Son complice, lui, n'a pas été pris dans le coup de filet, précise la NZZ am Sonntag. Il aurait quitté une zone de combat pour rejoindre l'Europe.

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