Corruption

Un employé des CFF se serait enrichi illégalement de 1,8 million

L’homme aurait passé 604 commandes directement auprès de sociétés appartenant à des proches. Il est accusé de corruption, escroquerie et blanchiment d’argent

Durant plus de dix ans, un collaborateur des CFF se serait enrichi illégalement en passant des commandes auprès de deux entreprises appartenant à des proches, révèle le Tages-Anzeiger mercredi. Il devra répondre devant le Tribunal pénal fédéral (TPF) de corruption, escroquerie et blanchiment d’argent.

D’avril 2003 à mars 2014, ce chef de projet dans le secteur des installations électriques est soupçonné d’avoir passé illégalement 604 commandes à deux entreprises pour 4 millions de francs.

Commandes sans appels d’offres

Le quotidien zurichois indique que le procédé n’était «pas très sophistiqué». Ces contrats ont été attribués sans appels d’offres, «ce qui augmente les risque de corruption, mais ne semble avoir véritablement dérangé personne au sein des CFF durant plus d’une décennie», poursuit le Tages-Anzeiger. «Les processus de contrôle interne ont, depuis, été adaptés», déclare le porte-parole des CFF, Christian Ginsig.

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Il aurait procuré aux deux entreprises et à lui-même un avantage économique indu, indique le site du TPF. L’accusé aurait reçu 1,8 million de francs. La plupart des travaux facturés n’auraient de plus pas été exécutés, selon le TPS. Et auraient ainsi causé un dommage d’au moins 1,2 million aux CFF.

Le procès aura lieu en juin 2018

En outre, la justice lui reproche d'avoir accepté des avantages indus pour 400 000 francs de deux directeurs d'une autre société et d'une personne supplémentaire pour l'attribution de contrats édités au nom des CFF. Ces trois personnes sont accusées d'avoir octroyé des avantages au principal prévenu.

Les infractions - répétées – sont la gestion déloyale des intérêts publics, la complicité de gestion déloyale des intérêts publics, corruption passive et active, acceptation et octroi d'un avantage indu, escroquerie, escroquerie par métier, faux dans les titres et blanchiment d'argent.

Les CFF sont partie plaignante. Le début du procès est agendé au 5 juin. Il devrait se tenir sur trois jours, plus un jour de réserve.

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