Les organisateurs ont vu les choses en grand pour ce qui risque bien de ressembler… à un enterrement de première classe de la vénérable SPSAS. L'institution mère, née en 1866, projette en effet de fusionner dès l'an 2000 avec la Société suisse des femmes artistes (SSFA), fondée en 1902 – la SPSAS n'ayant admis les femmes en son sein qu'en… 1973 (un quart de ses membres aujourd'hui). Cette fusion devrait permettre d'effacer un anachronisme crasse qui oppose depuis des lustres des sociétés défendant toutes deux les intérêts matériels, juridiques et politiques des artistes. Mais les philosophies propres aux deux institutions résistent encore.

En attendant, les artistes fribourgeois de la SPSAS, au sortir de plusieurs années marquées par des problèmes de fonctionnement interne, sans plus de président pour cause de maladie, s'attachent à offrir à leur public le plus beau bouquet final qui soit.

J. G.