Il appelle d’un numéro caché et demande la discrétion. «J’aimerais vous raconter ce que j’ai vécu au cours de la dizaine de missions que j’ai remplies comme agent suisse pour Frontex.» Trois heures plus tard, Marc – prénom d’emprunt – est attablé à la terrasse d’un bistrot tout près d’une gare en Suisse romande. Ce solide gaillard n’a rien d’un quérulent aigri avide de régler des comptes. Il veut surtout briser l’omerta ambiante chez Frontex, dont la Suisse pourrait finir par être la complice. Désabusé, il a arrêté ses missions.