Genève

Pour un flirt, le procureur de Genève, Olivier Jornot, se fait tancer mais échappe à une sanction

Le procureur général de Genève Olivier Jornot a été sermonné par le Conseil supérieur de la magistrature pour son comportement inadéquat lors d'une soirée entre collègues du Ministère public

Selon la Tribune de Genève, qui cite des extraits de la décision du CSM, M. Jornot s'est rendu coupable «d'un manquement disciplinaire». Le procureur général a toutefois échappé à une sanction, car les gestes qu'il a eus lors d'un flirt avec une procureure, sa subalterne dans la vie professionnelle, ne sont pas si graves. M.Jornot «a manqué pendant environ deux heures à son obligation de veiller à conserver un comportement irréprochable» et il «s'est repris rapidement».

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Selon la Tribune de Genève de samedi, le CSM a expliqué dans sa décision que les magistrats qui participent à une soirée de juridiction détendue «doivent éviter de se mettre en situation de perdre le contrôle d'eux-mêmes». Le président de juridiction doit par ailleurs «veiller à maintenir une ambiance exempte de toute ambiguïté relationnelle».

Le porte-parole du Ministère public genevois Henri Della Casa a confirmé que le CSM venait de notifier sa décision aux personnes concernées dans cette affaire, survenue en janvier 2016 et qui avait été fortement médiatisée. En revanche, il ne s'est pas prononcé sur la teneur de cette décision, du fait qu'il en ignore le contenu.

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Le CSM est l'instance de surveillance du pouvoir judiciaire. Il «veille au bon fonctionnement des tribunaux et notamment à ce que les magistrats du pouvoir judiciaire exercent leur charge avec dignité, rigueur, assiduité, diligence et humanité». Le procureur général est membre du CSM.

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