VAUD

Un futur campus de l'EPFL à Ras al-Khaimah?

Entre autres projets, l'Ecole négocierait pour une antenne dans l'émirat.

L'EPFL et les Emirats arabes unis: à mesure qu'avancent, fort discrètement, les négociations de l'Ecole polytechnique pour ses projets de campus dits «offshore», les pistes se multiplient. Alors que la grande sœur de Zurich envisage une extension à Singapour, l'école lausannoise a pris langue, entre autres, avec des émirats (LT du 5.09.08). Après avoir évoqué Dubai, Le Temps a eu confirmation que l'école discute également avec les autorités de Ras al-Khaimah, ville-Etat de 190000 habitants.

L'agence Virus Architecture, installée dans la région de Lausanne, a été mandatée pour réaliser le visuel d'un futur campus. Les responsables du bureau ne détaillent pas officiellement, mais leur galerie de travaux sur Internet stipule qu'ils ont phosphoré sur «l'étude et la conception d'une école polytechnique à Ras al-Khaimah» sous l'appellation «EPFL in RAK», en indiquant qu'il s'agirait d'un «centre technologique de formation et d'innovation» comprenant le «développement de nouvelles sources d'énergie durable».

Ambitions «offshore»

Indications qui suggèrent un projet d'une tout autre ampleur que la simple création de programmes d'études communs. Par analogie, dans le cas de Zurich avec Singapour, il y aurait construction d'une nouvelle entité par la cité-Etat.

La direction de l'EPFL ne commente pas, signalant toujours qu'elle mène plusieurs discussions dans le cadre de ses ambitions «offshore». Elle prend même ses distances avec les images produites par Virus Architecture, précisant qu'il «ne s'agit en aucun cas d'un plan réel ou même d'une projection». Elle indique cependant que Ras al-Khaimah constitue un «interlocuteur privilégié», notamment parce qu'un ancien étudiant du «Poly» figure à la table des négociations.

A l'instar des autres émirats, Ras al-Khaimah aime attirer, à grands frais, des hautes écoles étrangères. Parmi plusieurs institutions, surtout privées, l'Université américaine George Mason y dispose d'un campus dont le terrain, les infrastructures et le budget sont pris en charge par l'Emirat. George Mason, qui a son quartier général à Fairfax en Virginie, fournit les programmes de formation à quelque 500 étudiants.

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