L'affaire Hirschhorn n'a pas eu pour unique conséquence de réduire d'un million le budget de Pro Helvetia. Elle a eu des effets collatéraux. Dans le sillage de Pro Helvetia, les ressources financières de l'Office de l'environnement (3,5 millions), de l'Office du développement territorial (500 000 francs), de l'informatique fédérale (5 millions) et de Jeunesse + Sport (1,5 million) ont également été réduites sans que cela ait un quelconque lien avec la polémique suscitée par l'artiste alémanique.

L'explication est la suivante. Comme les deux Chambres ne sont pas parvenues à trouver un accord pour ces quatre postes du budget 2005, il a fallu convoquer la conférence de conciliation du parlement. Celle-ci a fait une proposition de compromis globale. Elle a proposé de ne réduire le budget de Pro Helvetia que de 180 000 francs au lieu du million punitivement réclamé par le Conseil des Etats. Ce dernier a refusé de revenir en arrière et a rejeté le compromis de la conférence de conciliation. Conséquence: ce sont les montants les plus bas qui ont été retenus pour les quatre positions budgétaires encore ouvertes. Jeunesse + Sport et l'environnement ont ainsi fait les frais de la grogne générée par Thomas Hirschhorn.

Pour éviter qu'une telle mésaventure se reproduise, le conseiller national Dominique de Buman (PDC/FR) a déposé mercredi une motion qui demande que, dans un tel cas de figure, les postes budgétaires qui restent en suspens soient traités séparément par la conférence de conciliation.