Un puissant coup de pied à l’arrière de la tête d’un détenu biélorusse déjà maintenu à terre et maîtrisé par cinq autres surveillants. Et de quoi l’envoyer aux urgences avec une fracture du complexe zygomatico-maxillaire nécessitant une semaine d’hospitalisation. Jugé vendredi pour cette technique très spéciale, un gardien de Champ-Dollon, déjà sept ans de métier à l’époque des faits et instructeur de tactiques d’intervention, ne conteste pas la frappe, mais plaide son acquittement. «La situation était stressante et j’ai pris la décision sans réfléchir. Cela me semblait nécessaire.»