Du haut de son appartement rue de la Coulouvrenière, Nicolas Piguet observe avec résignation le «spectacle affligeant» qui se déroule sous ses fenêtres. Voilà vingt-deux ans que cet administrateur de sociétés actives dans l’immobilier et la chimie habite le quartier animé de la Jonction. Des années qu’il dénonce par courrier «l’emprise de plus en plus massive des dealers» et «l’inaction des autorités». Lui, le bon vivant qui a été président de l’Association de la Coulou, a organisé des concerts et des animations, ne reconnaît plus son quartier. En dernier recours, il vient de déposer une pétition signée par 500 habitants et commerçants pour exiger une présence policière accrue, en particulier le week-end. Quelques mois après la polémique qui a enflammé Lausanne, la question du trafic de drogue refait surface à Genève.

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