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Un comité de droite s'était déjà réuni le 29 novembre 2016 contre la RIE III.
© Keystone/Peter Schneider

Votation

Un groupe d’élus bourgeois s’allie contre la RIE III

Des maires et élus locaux alémaniques fondent un comité pour appeler à dire non à la réforme de la fiscalité des entreprises, jugée dangereuse pour les finances des communes

Après les doutes de l’ancienne conseillère fédérale en charge des Finances Eveline Widmer-Schlumpf, les critiques de l’ancien président de la Conférence des directeurs cantonaux des finances Christian Wanner, une nouvelle salve fuse, à droite, contre la réforme de la fiscalité des entreprises. Un «comité bourgeois contre la RIE III» a vu le jour lundi à l’est de la Suisse.

Le groupe, composé de sept élus locaux UDC, PLR, Vert’libéraux ou PDC venant principalement de la région zurichoise, appelle à voter «non à une réforme déséquilibrée» le 12 février. Il compte aussi dans ses rangs la directrice des finances de Bienne, la PLR Silvia Steidle, et des présidents de communes bernoise et lucernoise.

Meneur de cette fronde bourgeoise, le président de Regensdorf (ZH) l’UDC Max Walter, explique les raisons de cette réaction tardive, alors que le vote se tient dans un peu moins de trois semaines: «Nous souhaitons montrer que les opposants à la RIE III ne sont pas forcément de gauche. A droite aussi, nous sommes nombreux à penser que cette réforme est mal ficelée. Oui, il est tard pour s’exprimer, mais c’est au cours des derniers jours que nous avons eu l’impression que les communes étaient faussement présentées comme favorables à RIE III, en Suisse alémanique en tout cas».

Répercussions sur les villes et villages

Principale source de tourmente des élus locaux: les répercussions de la réforme sur les finances des villes et des villages. «Les estimations des défenseurs de RIE III sont irréalistes. Pour les régions avec un tissu industriel important, nous pensons qu’il faudra tabler sur un déficit au moins deux fois plus grand. Nos contribuables ne sont pas prêts à accepter des hausses d’impôts pour compenser!». Aux yeux de cette poignée d’élus, le parlement est allé «trop loin» dans les avantages aux entreprises prévus par RIE III.

«Refuser cette réforme nous permettra de prendre deux ans supplémentaires pour préparer un meilleur projet, plus favorable aux communes. Les entreprises ne sont pas en Suisse à cause des impôts bas, mais à cause de la stabilité politique, de la paix du travail et des conditions de vie attractives en particulier pour les cadres», affirme Max Walter.

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