Un héritage espagnol convoité

Parmi les activités qui l’ont occupé lors de ses années de travail à l’Etat de Vaud, Carlos Iglesias est particulièrement satisfait d’avoir fait avancer son «dossier espagnol». A l’issue d’une longue procédure judiciaire, il a été reconnu en 2013 par la justice du Royaume ibérique comme le fils d’Ernst Koplowitz, un richissime homme d’affaires espagnol d’origine allemande.

Né en 1961 à Zurich d’une relation extraconjugale, Carlos Iglesias a été élevé par sa mère, une Vénézuélienne. Il a toujours vécu en Suisse, où il a fait ses études et dont il a acquis la nationalité. Depuis sa victoire judiciaire en Espagne, il a introduit dans le canton de Vaud une demande de changement de nom.

Koplowitz est un patronyme connu de tous en Espagne. Après avoir fait fortune dans la construction, Ernst Koplowitz est décédé en 1962, laissant plusieurs enfants légitimes. Deux filles, Alicia et Esther, sont des people de premier plan. Elles sont bien classées au ranking des plus riches, tout en occupant régulièrement la chronique mondaine et la presse du cœur.

Carlos Iglesias a obtenu la reconnaissance officielle de sa filiation sur la base d’un test ADN. Celui-ci a nécessité l’exhumation des restes de son père, qui repose dans l’église San Ginés, dans le vieux Madrid. Depuis, père à son tour d’une fillette de six ans, il a introduit une action en justice à Madrid pour faire reconnaître ses droits d’héritier. Qu’en pensent ses demi-sœurs, Alicia et Esther? «L’une a été chaleureuse avec moi, l’autre plus froide», a-t-il confié à la presse espagnole. Y. R.