L’institut de recherche Idiap a été approché par l’agence de sécurité américaine NSA, révèle le directeur de l’institut, Hervé Bourlard, dans une interview accordée à la RTS. «Nous avons des contacts autour de certains projets qu’elle finance. La NSA est très intéressée par des projets de reconnaissance vocale en arabe et en mandarin, notamment pour le marché africain», explique-t-il. Clause de confidentialité oblige, il n’en dira pas plus sur les contrats entre l’Idiap et la NSA. Si ce n’est qu’il n’y en a pas en cours aujourd’hui.

L’Idiap, basé à Martigny, fait de la recherche fondamentale notamment sur des données biométriques, telles que la reconnaissance des visages, des voix ou des mouvements. Des données susceptibles d’intéresser les agences de sécurité. «Nous nous fixons des règles d’éthique pour accepter ou refuser les projets», explique Hervé Bourlard. Il a notamment refusé un projet israélien parce que «l’écoute téléphonique massive dépasse l’éthiquement acceptable».