Ce n’est peut-être qu’un détail, mais il est révélateur. Alors que la  Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil national tente de sortir de l’ornière le dossier européen, le pilote du dossier Ignazio Cassis s’éclipse avant la fin du débat, absorbé par d’autres obligations. Déçue de la passivité du Conseil fédéral, la CPE a décidé par 15 voix contre 9 de débloquer un crédit supplémentaire de 950 millions en faveur de l’aide à la cohésion pour l’UE. Mais elle a lié ce crédit à une condition: que la Suisse puisse participer, dès l’été 2022, à tous les programmes européens Horizon Europe, Digital Europe, ITER, Euratom et Erasmus+.