André Haemmerli, directeur général de Johnson & Johnson, Le Locle.

«Mon regard sur les Montagnes est un regard du terroir. Je suis né à La Chaux-de-Fonds et j'y vis aujourd'hui. Je travaille au Locle, où j'ai aussi fait mes études d'ingénieur. Pour moi, c'est la même ville. Beaucoup d'efforts ont été faits ces dernières années pour collaborer. Il faut accélérer le processus. Une fusion profiterait à tout le monde. Je ne sens pas de rivalité entre les deux villes. Bien sûr, les Chaux-de-Fonniers se sentent un peu supérieurs. Ils vivent 100 mètres plus haut que leurs voisins...

Du point de vue industriel, je ne suis pas sûr qu'une fusion serait un plus. Dans les autres domaines, en revanche, c'est évident. Elle offrirait un plus grand rayonnement aux Montagnes. Il y a un frein important au projet: la ville du Locle a des finances saines. Ce n'est pas le cas de La Chaux-de-Fonds. Autre problème: le nom. Pourquoi pas La Chaux-du-Locle? Concernant le vote populaire, je suis optimiste. La solidarité des Montagnes va triompher de l'esprit de clocher.»