La mafia est dans le collimateur du nouvel Observatoire tessinois de la criminalité organisée (O-TiCO). En fonction depuis janvier, il s'est présenté à la presse ce mercredi à Lugano. Partie intégrante de l’Institut de droit de l’Université de la Suisse italienne, il a été développé en collaboration avec la RSI (Radio télévision suisse de langue italienne.) A l’origine de cette initiative, Francesco Lepori, journaliste à la RSI et responsable opérationnel de l’O-TiCO, estime qu’en Suisse on parle trop peu du phénomène mafieux. Quelques parlementaires soulèvent parfois le sujet, mais il considère que sa portée réelle est sous-estimée et qu’il y a un manque de vision d’ensemble. «Nous avons l’impression d’épisodes isolés et qu’il s’agit d’un problème éloigné de notre réalité, à tort. L’O-TiCO permettra d’étudier le crime organisé de façon approfondie avec une rigueur scientifique», affirme Francesco Lepori.

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