Ferroviaire

Un obstacle se lève sur la voie du CEVA

Selon les informations du «Temps», les habitants du secteur de Chêne-Bougeries ont obtenu une protection maximale contre la propagation du bruit

Un nouvel obstacle se lève sur la voie qui doit mener à l’inauguration du CEVA, à la fin de l’année 2019, a appris Le Temps. On décomptait récemment sept oppositions aux mesures prises par les maîtres d’œuvre contre le bruit que provoqueront les passages des trains. Il n’en reste plus que six.

Lire aussi: Les oppositions croissantes pourraient freiner le démarrage du CEVA

A Chêne-Bougeries, les opposants ont en effet obtenu ce qu’ils cherchaient et qui ne leur avait pas été accordé dans un premier temps: une protection maximale contre le bruit. Cet accord est intervenu à la suite d’une séance de conciliation menée entre les avocats des habitants, les responsables du CEVA et l’Office fédéral des transports (OFT) au début du mois de décembre.

L’opposition venait d’une trentaine de foyers, localisés entre le chemin de Grange-Falquet et le Cycle d’orientation de la Gradelle. Les tests vibratoires qui avaient été menés dans ce secteur avaient permis d’identifier un niveau très élevé des bruits solidiens, soit le son qui se propage par le sol et les bâtiments avec le passage du train.

Lire également: A Genève, le CEVA a sa première gare

Installation de «dalles flottantes»

Forts de ce constat, les maîtres d’œuvre ont conçu un type de dalle renforcée afin d’atténuer ces nuisances: un béton très dense, posé sur du caoutchouc renforcé. C’est la fameuse «dalle flottante». Il était prévu d’installer cette protection sur deux tronçons. Les 160 mètres qui séparaient ces deux segments, eux, ne devaient pas en bénéficier. Seul un dispositif minimaliste y était prévu. Aucun test vibratoire n’y avait été pratiqué. «Nous jugions que c’était une lacune», dit l’avocat des opposants, Me Nicolas Wisard.

La suite des études menées par les responsables du CEVA les a décidés à ménager, de chaque côté de ces tronçons, des transitions de 25 mètres entre les «dalles flottantes» et les rails sans protection. Ne restaient donc plus que 110 mètres vierges de toute installation atténuant les bruits solidiens. Les analyses approfondies ont montré que ce fractionnement posait des problèmes techniques importants. Le maître d’œuvre a donc décidé d’installer des «dalles flottantes» sur l’intégralité des 160 mètres. Les oppositions ont ainsi été levées.

«Le type de dalle lui-même ne dimensionne pas les nuisances, ni les normes, rappelle Magalie Melly, porte-parole du CEVA, qui confirme le retrait des oppositions. Le même niveau confort d’atténuation des nuisances sonores est assuré sur l’ensemble du tracé, indépendamment du type de dalle.»

Restent six oppositions, situées dans le quartier de Pinchat et autour de l’avenue Weber.

Publicité