Les Genevois ont massivement approuvé le CEVA ce dimanche. Selon des résultats partiels établis sur la base de 90% des bulletins, le crédit supplémentaire de 113 millions destiné à la réalisation de cette liaison ferroviaire entre la gare Cornavin et la ville frontière d’Annemasse, située en Haute-Savoie, est approuvé par 61,1% des citoyens.

Un vote qui apparaît comme un signal d’ouverture et d’acceptation du développement régional: le CEVA constitue en effet l’épine dorsale du RER qui permettra de structurer l’offre de transports publics à l’échelle de l’agglomération franco-valdo-genevoise. Un résultat en contre-point avec l’élection du Grand Conseil du 11 octobre dernier, qui avait vu la victoire du mouvement anti-frontalier MCG. Associé aux opposants au CEVA tout comme l’UDC, celui-ci a fait part de son dépit, déplorant le fait que «les contribuables ne pourront placer devant leurs responsabilités ceux qui ont manipulé les chiffres pour faire passer ce projet». Devisé à 1,5 milliard par le Conseil d’Etat, l’ouvrage final dépassera les deux milliards, affirment ses détracteurs. Le CEVA est soutenu par tous les autres partis, et par les autorités cantonales.

La France se réjouit

(ATS) Les Genevois ont refusé les manoeuvres de dernière minute, qui visaient à bloquer le projet au prix d’une campagne anti-frontaliers fondée sur la peur, se réjouit Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes (F). Le CEVA est maintenant sur de bons rails, souligne-t-il.

«Les électeurs ont soutenu le choix en faveur d’un projet qui permettra d’améliorer les conditions de transport et la vie quotidienne, tant du côté suisse que du côté français», relève M.Queyranne en prenant connaissance du résultat de dimanche. «C’est une traduction concrète de la construction de la Métropole franco-genevoise autour d’objectifs communs», ajoute le président de région.

Second objet de vote cantonal, la tranchée couverte de Vésenaz a également été acceptée à une plus faible majorité de 54,5%.