Trois constructions importantes restent en lice pour un avenir post-Expo.02. Face à un afflux de candidatures – 12, dit-on à Berne sans autre précision –, la Confédération a repoussé son délai pour le Palais de l'équilibre de Neuchâtel. La bâtisse conçue par les Genevois Thomas Büchi et Hervé Dessimoz est notamment courtisée par le CERN, qui en ferait un espace de vulgarisation. La filière du bois a déclaré son intérêt en décembre, elle souhaiterait utiliser cette «icône» pour vanter les mérites de son matériau en l'installant à Oensingen, près de Soleure. Une candidature surprise pourrait venir de l'Etat du Valais, qui envisage d'associer le Palais à un projet développé avec l'Organisation mondiale de la santé. Le financement d'une reprise, au Bouveret, est à l'étude, a confirmé au Temps le conseiller d'Etat Claude Roch. La décision finale devrait tomber à la fin du mois de mars.

Le Monolithe de Morat, à l'inverse, n'est plus aussi courtisé. La commune de Naters et la verrerie nidwaldienne d'Hergiswil, naguère grands concurrents, ont renoncé. Restent en course une entreprise de construction fribourgeoise et Rolf Eberle, industriel allemand qui propose toujours «un prix assez bas», selon Stefan Rausch, directeur de Nüssli Special Events, propriétaire. En sus, le refus d'entrer en matière des autorités compromet ce maintien. Décision à la fin du mois. A Yverdon, le législatif a voté, en décembre, un crédit d'étude pour reconvertir la structure du Nuage en musée de l'espace et de l'imaginaire, avec le soutien de l'Agence spatiale européenne. Un vote populaire sur l'engagement de la commune est prévu en mai. Enfin, deux pavillons devraient aussi trouver une nouvelle vie sous forme de salles polyvalentes, celui de la BNS, repris par la commune lucernoise de Flühli, et celui de «Territoire imaginaire», qui tente la ville de Bienne.