Le Tribunal pénal fédéral a condamné à 50 mois de prison ferme un partisan de l’Etat islamique surnommé dans les médias l'«émir de Winterthour». Son coaccusé obtient le sursis.

La Cour des affaires pénales a reconnu l’accusé principal, âgé de 34 ans, coupable de participation à une organisation criminelle et de détention de représentations violentes. En revanche, elle a libéré son coaccusé des accusations d’actes d’ordre sexuel avec un enfant, détention d’images violentes et pornographie. L’homme est cependant condamné pour participation à une organisation criminelle.

Une peine alourdie

Le TPF s’est montré plus sévère que l’accusation pour l'«émir». Le Ministère public de la Confédération (MPC) avait requis lors des débats en août des peines de 42 et 34 mois, respectivement. Les avocats plaidaient l’acquittement.

L’accusé recrutait des jeunes gens au travers du projet «Lies!» (lis!) et de l’école d’arts martiaux MMA Sunna afin de les envoyer en Syrie. Lui-même y avait passé quelques semaines en novembre et décembre 2013.