Enquête

Un pistolet acheté à l’armée a tué l’avocat Martin Wagner

L’enquête sur le meurtre de l’avocat d’affaires bâlois est close. Son meurtrier avait racheté son arme de service après son service militaire

L’avocat des médias proches de l’UDC Martin Wagner a été tué par l’arme de service que son voisin avait rachetée à l’armée après la fin de son service obligatoire, annonce mardi le Ministère public de Bâle-Campagne.

Le 28 janvier, l’avocat de 57 ans avait été abattu de trois coups de feu par un voisin de 39 ans qui s’est ensuite suicidé. Les motifs sont purement privés, écrit la justice bâloise qui ne donne pas d’autres précisions pour des motifs de protection de la personnalité. Les deux hommes se connaissaient depuis longtemps. Selon le Blick, le voisin était maladivement jaloux et soupçonnait l’avocat d’avoir une liaison avec sa propre femme.

Lire aussi: La mort de Martin Wagner crée la stupeur

Le voisin tueur, un ancien grenadier, par ailleurs marathonien et banquier, a d’abord ouvert la porte de la villa de sa victime par un coup de feu, écrit le Ministère public. Il l’a abattue à l’intérieur du domicile de quatre coups de feu avant de se donner la mort.

L’arme était un pistolet d’ordonnance que le tueur avait acheté à l’armée après la fin de sa période de service, précise la justice bâloise. Selon Blick, il s’agit d’un SIG Sauer P220 de neuf coups. L’homme possédait un permis de port d’armes et son casier judiciaire était vierge.

L’enquête est désormais terminée et la procédure classée, le tueur ne pouvant plus être amené à répondre de ses actes.

Publicité