Faut-il voir dans la restructuration du Service de l'enseignement obligatoire (DGEO, lire ci-dessus) une nouvelle recherche d'économie? «Nouvelle non, différemment partagée, ce n'est pas impossible», répond en substance le directeur général.

Daniel Christen rappelle que la table ronde – dans sa fameuse mesure 1013 – exige 2 millions de francs d'économie sur l'encadrement de l'école. Jusqu'ici, cet argent a surtout été recherché dans la redéfinition de la carte scolaire, et dans la diminution du nombre des directions. Un travail qui n'est pas finalisé, mais qui n'est pas sans produire déjà des levées de boucliers dans les zones les plus menacées, celles où se situent de petits établissements. «Une partie des économies peut-elle être faite à la faveur de la création de la DGEO? Une transformation de cette ampleur est en tout cas une occasion d'y réfléchir», dit Daniel Christen. Jeudi, lors d'une séance générale des directeurs, il s'est donc engagé devant eux à mener cette réflexion. «Je ne sais pas si une économie est possible ou non, mais c'est un geste à faire.» Geste qui ne remet pas en question pour son auteur le travail de terrain consistant à chercher aussi dans la carte territoriale une meilleure cohérence des établissements.

Le rapprochement avec les directions d'établissements pourrait d'ailleurs prendre à l'avenir un autre tour. Car la future carte sera synonyme pour bien des directeurs de nouvelles postulations à leur fonction… sur le modèle de ce que vivent actuellement les cadres de la direction de l'enseignement obligatoire.

L. B.