A peine remis de sa colère, le président du Syndicat de la communication, Christian Levrat, ne mâchait pas ses mots, mercredi, en réaction à l'annonce de La Poste, jugée «maladroite et cavalière» par la manière. Ce qui fâche son organisation, ça n'est pas tant le contenu du communiqué que le fait qu'il ait été publié, alors qu'il était convenu de garder le silence à ce point des négociations. C'est que, du point de vue syndical, ces variantes ne constituaient guère plus qu'une base de discussions. Si compromis il devait y avoir, il devrait forcément prendre en compte des aspects essentiels pour les employés, estime Christian Levrat, qui fait notamment allusion à un «hypothétique plan social». Or, pour l'heure, entreprise et syndicat ne sont pas encore entrés en matière sur ce sujet. Le président ajoute qu'à ce stade, les solutions évoquées par La Poste sont «parfaitement inacceptables» pour son organisation. Et de rappeler ses revendications centrales: «La réaffectation de toutes les personnes concernées et la sauvegarde des places de travail dans la région.» Revendications dont il estime qu'elles ne sont pas satisfaites. Durant les prochaines semaines, des réunions seront organisées avec le personnel concerné, afin de le tenir informé de la situation. Pour l'heure, Christian Levrat pense que «même fâchés, nous sommes suffisamment intelligents pour ne pas durcir notre position dans les discussions». Mais, ajoute-t-il, si la menace de grève brandie à l'annonce des restructurations ne s'en trouve pas renforcée, elle ne s'est pas non plus éloignée.