A peine les braises du «t-shirt de la honte» éteintes qu’un nouveau feu couve au sein de l’enseignement secondaire genevois. Depuis quelques semaines, on s’agite sur la Toile à grands coups d’invectives ou de louanges pour donner son avis sur une constellation de conspirationnistes romands. Médiatisé par Le Temps en mai, le groupe a récemment refait surface à la faveur d’une infiltration menée par un journaliste de Heidi. news.

Structurés bénévolement, ces militants embrassant des thèses complotistes s’activent à diffuser leur message dans l’espace public et virtuel ou bien vivant. En atteste la tenue de la manifestation anti-masque à Genève du 12 septembre organisée par le Mouvement suisse pour la liberté citoyenne, au cours de laquelle ils ont pris la parole. «Il faut boycotter le port du masque, nous sommes manipulés par les profiteurs de la crise, la fondation Bill & Melinda Gates, l’OMS et l’industrie pharmaceutique veulent nous surveiller en nous inoculant des puces électroniques sous le prétexte d’une future vaccination au Covid-19», voilà leur credo. Sur le plan politique, ces activistes ont lancé un référendum contre l’application SwissCovid. Il n’a pas abouti. L’histoire aurait peut-être pu s’arrêter là si leur figure de proue, Chloé Frammery, n’était pas employée du Département de l’instruction publique genevois.