Les deux associations qui regroupent les écoles de musique du canton de Vaud et leurs enseignants, avec le syndicat de la branche, réclament une loi cantonale sur les écoles de musique attendue depuis trop longtemps. Questions à Bertrand Curchod, président des écoles de musique SCMV.

- Pouvez-vous préciser les raisons de cette mobilisation? - Nous voulons attirer l’attention sur deux problèmes. D’abord, l’accès à la musique dans les communes est inéquitable, d’une école à l’autre, selon les régions, le prix peut doubler. Nous demandons que dans toutes les communes les élèves payent le même prix pour les mêmes cours. Deuxièmement, nous demandons des conditions salariales dignes pour les enseignants de musique.

- Certains professeurs de musique se plaignent de ne gagner que 3500 francs à plein temps. Est-ce possible? - Oui, dans les communes qui payent mal. A notre avis, un maître de musique doit être payé comme un maître primaire, soit au minimum 6000 francs. Ce n’est pas trop demander. Aujourd’hui une majorité d’entre nous est bien au-dessous de cette limite.

- La plupart des communes vaudoises refusent de payer globalement 8 millions de francs de plus, comme le projet de loi le prévoyait. Est-ce que ce sont elles que votre manifestation vise spécialement ? - Oui, beaucoup de communes ont montré leur désintérêt en ne répondant même pas à la consultation du canton quand le projet de loi a été présentée. Mais il faut noter que Lausanne soutient énormément les écoles de musique,

- Que devrait faire le gouvernement vaudois pour mettre la loi sur les écoles de musique enfin sous toit? - Nous sommes satisfaits du Conseil d’Etat, les discussions ont repris et un nouveau projet est en cours. Mais on risque toujours que les communes veulent trop baisser les coûts et que nous nous retrouvions avec une loi alibi, qui n’aide ni les professeurs, ni les parents, ni les écoles de musique.