Un projet avorté en 2009

Y aura-t-il en 2017 des candidats pour une formation sur l’islam en Suisse? Une première tentative avait échoué en 2009, faute d’inscrits. «Les associations musulmanes n’avaient pas joué leur rôle de relais. Le projet a été mal compris. Certains l’estimaient trop encadrant, ou trop cher», explique Stéphane Lathion, à l’origine du concept initial. Le coordinateur du Groupe de recherche sur l’islam en Suisse pense que le contexte est désormais plus favorable: «Avec une volonté politique et un financement de Berne».

En 2009, un programme national de recherche examine la possibilité de former des imams. Les chercheurs sondent une centaine de représentants des musulmans, mais aussi experts et autorités politiques dans huit cantons. Conclusion: «Les musulmans et les non-musulmans sont unanimes pour dire qu’une formation des imams est souhaitable.» Le projet a pris entre-temps une autre voie pour inclure un public plus large. Il s’adresse – entre autres – à des responsables religieux déjà en place. Les besoins sont toujours d’actualité, affirme Safwa Aïssa, vice-présidente de l’Union vaudoise des associations musulmanes. Les imams – quelque 150 en Suisse – viennent en général de l’étranger et méconnaissent les réalités suisses. Or, dans la tradition sunnite, l’imam, à l’image d’un pasteur, se doit de répondre aux questions qui touchent à la pratique de la religion dans la société .