Il y avait Schwytz qui nous mettait mal à l'aise à force de refuser constamment la citoyenneté suisse à ses ressortissants turcs, tamouls et ex-yougoslaves. Et il y a eu le cas d'Emmen dont les procédures expéditives et l'ampleur du phénomène ne pouvaient plus nous laisser indifférents. L'électrochoc fut salutaire: la naturalisation par le peuple est devenue un débat public et national.

La décision zurichoise ouvre une nouvelle ère de ce feuilleton peu reluisant. Pour la première fois une autorité politique stoppe une entreprise arbitraire à son propre niveau de compétence. Nonobstant les décisions ultérieures que prendront Conseil d'Etat ou/et Tribunal fédéral, c'est la preuve qu'une prise de conscience est en marche. Un sain réflexe démocratique.