Pourquoi ce commerçant a-t-il fait une demande de permis de port d'armes? «Je vais souvent à Berne pour acheter de la marchandise qu'il faut payer en espèces et j'ai déjà été agressé plusieurs fois. Les autorités m'ont conseillé de faire appel à des professionnels de la protection, mais je n'ai pas les moyens de payer ces services», explique-t-il. Jean-Marie Stutzmann, sous-brigadier au Bureau des armes et agents de sécurité privés, confirme la politique du département en la matière: «A une époque, certains bijoutiers étaient autorisés à porter une arme. Depuis l'introduction de la clause du besoin, on dirige plutôt les gens vers des entreprises de sécurité. Cela permet d'éviter que trop de personnes se promènent armées et veuillent se défendre elles-mêmes.» Le permis de port s'accompagne, ajoute-t-il, d'un enseignement sur les limites de l'utilisation. Une différence de taille par rapport au simple permis d'acquisition, dont la nouvelle formule ne contient même plus l'indication de prudence. «Nul n'est censé ignorer la loi», rappelle toutefois le policier. Et même si celle-ci n'est pas toujours des plus limpides.