Marée basse sur les plages de la fiction. Après la grande sécheresse, ces mois sans frictions romanesques, sans griot, sans ténor, on pariait sur une grande crue. La foule sevrée déferlerait dans les théâtres. Il n’en est rien, constate Aviel Cahn, patron du Grand Théâtre de Genève. En septembre, un Guerre et Paix de Prokofiev pourtant magistral n’a attiré que 700 spectateurs par représentation les trois premiers soirs – dans une nef qui peut en accueillir 1500. Du jamais vu en ces lieux.