Haute-Savoie

Un statut de bi-résident pour les Suisses clandestins en France voisine

L’association Genevois sans frontière veut inciter les faux résidents suisses en Haute-Savoie et dans le Pays de Gex à se déclarer. Un nouveau statut serait créé

Un statut de bi-résident pour les Suisses clandestins

Haute-Savoie L’association Genevois sans frontière veut inciter les faux résidents à se déclarer en France voisine

L’association Genevois sans frontière (GLS) a lancé l’idée jeudi de créer un statut de bi-résident dont pourraient bénéficier les quelque 20 000 habitants non déclarés en France voisine, des Suisses pour la plupart qui y vivent à plein-temps dans leur résidence secondaire. Le député genevois Guy Mettan, l’ancien consul général de Suisse Raymond Loretan, le président du conseil local de développement du Genevois français Peter Loosli et le président de GSL Paolo Lupo ont présenté cette proposition à Jean-Yves Siffredi, le nouveau consul honoraire de Suisse à Annecy.

«Continuer à soutenir passivement l’établissement d’une population non enregistrée auprès des communes françaises n’est plus possible, le manque à gagner pour la Haute-Savoie et le Pays de Gex est de l’ordre de 20 millions d’euros par an puisque les compensations genevoises [ou fonds frontaliers] ainsi que les subventions de l’Etat français ne tombent pas», ont justifié les quatre personnalités genevoises.

Le statut de bi-résident, qui reste encore à être détaillé, inviterait les «illégaux suisses» à s’enregistrer et les fonds frontaliers ainsi perçus pour chaque habitant travaillant à Genève (2000 euros par salarié environ) seraient reversés dans des projets visant à développer les infrastructures transfrontalières.

«Cela décrisperait la situation de part et d’autre de la frontière», argue Paolo Lupo. Et de préciser que ce n’est pas une chasse aux faux résidents «qui contribuent à la bonne santé de l’économie de la France voisine en consommant sur leur lieu d’habitation». «La bi-résidence est au contraire un message fort qui sort des idéologies, elle existe à Londres, New York ou Paris.»

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