La fondation pour la recherche d’enfants disparus (Fredi) a présenté mardi devant la presse un système de transmission d’alerte enlèvement par SMS. Développé par la société Handshaking, il est utilisable dès aujourd’hui, a affirmé la directrice de Fredi, Diane Burgi.

Ce système «100% mobile» a été développé par la société Handshaking. Il permettrait à la police d’envoyer un SMS lors d’un enlèvement d’enfant à tous les détenteurs de téléphone portable l’ayant préalablement accepté.

Il s’agirait d’un SMS avec une photo du disparu s’affichant instantanément. «Contrairement aux MMS, tous les téléphones peuvent recevoir ces alertes, même les plus anciens», a précisé Daniel Strub, fondateur de Handshaking.

Sa mise en place reviendrait à un franc symbolique par abonné, puisque les installations des opérateurs existent déjà, a précisé Daniel Strub. Sa société a offert à Fredi le brevet pour les alertes enlèvement.

La fondation pour la recherche d’enfants disparus a proposé son nouveau système aux autorités. Mais celles-ci ne veulent pas entrer en matière, a affirmé Diane Burgi.

Roger Schneeberger, secrétaire général de la Conférence des directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) s’est justifié auprès de l’ATS: «Nous développons un projet similaire depuis le printemps dernier. Nos travaux sont déjà très avancés, nous ne pouvons pas changer maintenant.» Ce système produit par la Confédération et les cantons devrait être fonctionnel à la fin de l’année. Mais Fredi entend revenir à la charge d’ici là.