Le Temps: Le Conseil national a raboté de 5 millions de francs le crédit pour l’organisation du XIIIe Sommet de la francophonie à Montreux, le faisant passer de 35 à 30 millions de francs. Vous êtes satisfait du résultat?

Jean-Pierre Grin: Oui je suis satisfait. L’entrée en matière a été largement acceptée, et je pense effectivement que le premier budget, devisé à 35 millions de francs, était surestimé, notamment pour ce qui concernait les 4 millions de francs estimés pour un engagement subsidiaire de l’armée.

– C’était précisément votre parti, l’UDC, qui proposait de ne pas entrer en matière.

– Oui. J’avais défendu, en séance de groupe, la nécessité de défendre ce projet. J’ai au moins été écouté par un tiers de mon groupe. Pour une fois que la Suisse romande organise ce type d’événement, le pays doit s’en donner les moyens. Certes, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a commis des erreurs au niveau de l’information. Mais ne pas débloquer ces moyens serait dommageable pour l’image de la Suisse.

– Le National a finalement refusé d’exiger une compensation de 10 millions de francs au DFAE. Qu’en pensez-vous?

– Personnellement, je me suis abstenu lors de ce vote. Il est difficile de se prononcer. Comment le DFAE peut-il compenser cette somme?

– A quelle hauteur doit s’élever la participation du canton de Vaud aux frais de sécurité?

– Le montant doit se négocier. J’estime pour ma part que Vaud pourrait participer à hauteur de 1 à 1,5 million de francs.