Un président du Tribunal pénal fédéral, Stephan Blättler, qui va devenir le vice-président de la même institution et laisser sa place à l’actuelle vice-présidente, Sylvia Frei? Le ticket, qui sera proposé ce mercredi 18 décembre à l’Assemblée fédérale pour élection, consacre une étrange inversion aux allures poutiniennes. Ce partage du pouvoir a d’autres raisons de susciter une bonne dose de mauvaise humeur parlementaire.

Les deux magistrats en question sont UDC et germanophones. La Commission judiciaire a bien tenté de réclamer une formule un peu plus magique, mais en vain. «Cette manière de faire est inacceptable car elle ne tient aucun compte des minorités et de la pluralité politique», s’offusque le conseiller national Matthias Aebischer (PS/BE). Contacté au sujet de cette polémique, le TPF n’a pas souhaité s’exprimer.