Les sans-papiers évitent souvent de se rendre à l’hôpital, aux guichets de l’administration ou de s’inscrire à la bibliothèque, par peur de devoir décliner leur identité et d’ainsi s’exposer à un renvoi du territoire. «Juridiquement, rien n’empêche les sans-papiers de profiter des services de base, mais, dans la pratique, l’accès ne leur est pas garanti puisque, souvent, il faut prouver son identité d’abord», déplore Nicanor Haon, membre du Parti ouvrier populaire (POP) de La Chaux-de-Fonds.