Les sans-papiers évitent souvent de se rendre à l’hôpital, aux guichets de l’administration ou de s’inscrire à la bibliothèque, par peur de devoir décliner leur identité et d’ainsi s’exposer à un renvoi du territoire. «Juridiquement, rien n’empêche les sans-papiers de profiter des services de base, mais, dans la pratique, l’accès ne leur est pas garanti puisque, souvent, il faut prouver son identité d’abord», déplore Nicanor Haon, membre du Parti ouvrier populaire (POP) de La Chaux-de-Fonds.

Il est l’inspirateur de la motion «Pour le développement d’un outil d’intégration par le biais d’une carte citoyenne», qui devrait être débattue au Conseil général (législatif) le 18 février. Objectif: créer une sorte de carte d’identité «destinée en premier lieu aux sans-papiers et aux personnes en situation administrative délicate», mais qui serait utilisée par tous les habitants de la commune pour éviter toute stigmatisation. Selon les estimations du POP, entre 75 et 200 personnes sans titre de séjour vivraient à La Chaux-de-Fonds.