Une commune n’a pas le droit de faire surveiller un citoyen pour vérifier qu’il habite bien au domicile annoncé officiellement. Tel est le jugement du Tribunal cantonal de Bâle- Campagne. La commune de Laufon avait fait surveiller Petra Studer, membre de l’exécutif communal, jusqu’en avril 2010. Parce qu’elle vivait dans un appartement à Bâle, elle a été biffé du registre des habitants. Or, cette surveillance n’était pas conforme à la loi. Les informations recueillies par la police et une société privée ne peuvent pas être utilisées comme preuves. Chaque observation est une violation de la sphère privée et il manque les bases légales pour une telle action.