Le Temps: Le Parti libéral vient de déposer son contre-projet à l'initiative d'ARLE. Qu'allez-vous en faire?

Frédéric Wittwer: Je pense que c'est une contribution utile, qui ne cherche pas à diviser. Elle semble s'inscrire dans une volonté de sortir de la querelle stérile entre anciens et modernes. Elle devra être débattue au sein de la commission de l'enseignement et de l'éducation avec le contre-projet du Département de l'instruction publique et le projet radical

– Que tirez-vous des propositions libérales?

– La question de l'évaluation des établissements est très intéressante. Il faudra toutefois vérifier que le contre-projet libéral couvre le champ de l'initiative d'ARLE. Car on ne peut pas élargir à l'infini le débat. En l'occurrence, le Département de l'instruction publique aurait aussi pu développer d'autres aspects qui ne sont pas abordés par ARLE. Mais il ne l'a délibérément pas fait.

– Et l'introduction des notes à partir de la troisième année primaire…

– C'est ce que prévoit le projet du Conseil d'Etat. Mais il est vrai que tout dépend du sens qu'on donne à la note. Ce que je retiens dans le projet libéral, c'est qu'on ne revient pas à la notion de moyenne. C'est bien.