Non. A l’Université de Fribourg, les chercheuses et chercheurs n’ont pas – jusqu’à présent du moins – été sollicités pour déplacer leurs activités dans une haute école d’un pays membre de l’UE. Mais oui, toutes et tous sont inquiets face à cette épée de Damoclès qui plane au-dessus de leur tête: une place académique suisse coupée de son biotope naturel, c’est à moyen terme prendre le risque d’une fuite des jeunes cerveaux. «Cette coupure serait dramatique», résume Véronique Dasen.