La droite vaudoise, qui souffre depuis huit ans de ne plus être représentée au Conseil des Etats, réussira-t-elle à revenir à la Chambre des cantons? Ce serait le cas échéant l’événement vaudois des élections fédérales. Mais c’est une droite divisée, des candidats UDC et PDC faisant concurrence au champion du PLR, Olivier Français, qui tente de déboulonner les sénateurs de la gauche unie, Géraldine Savary et Luc Recordon.

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Au Conseil national, qui représente plus équitablement le canton moitié-moitié qu’est le canton de Vaud, on verra dans quelle mesure l’UDC est pénalisée, après tout le linge sale lavé en public ces derniers mois. Autres points d’intérêt: le PS maintiendra-t-il son sixième siège acquis de justesse en 2011, alors que l’extrême gauche espère revenir sous la Coupole? Les Verts et le centre résisteront-ils à la tendance négative constatée sur le plan suisse? Le PLR confirmera-t-il la tendance positive?

Des sorts personnels en jeu

Mais, à défaut de grands bouleversements attendus dans la répartition des dix-huit sièges, ce sont les sorts personnels qui attirent l’attention, les ambitions de croissance de certains partis risquant de tourner au cannibalisme. Jacques Neirynck résistera-t-il à Claude Béglé, Fathi Derder à Laurent Wehrli, Christian van Singer à Daniel Brélaz, qui veut faire son retour?

Un tour de chauffe

Dans le canton de Vaud, les élections fédérales 2015 servent aussi de tour de chauffe avant les élections cantonales du printemps 2017. La durabilité du «régime» actuel, avec une majorité de gauche au gouvernement, un parlement resté à droite et un pilotage consensuel de l’Etat sous la direction du socialiste Pierre-Yves Maillard et du PLR Pascal Broulis, sera indirectement testée lors de ce scrutin.