Justice

Une enquête ouverte sur le conseiller national Pirmin Schwander

En faisant parvenir de l’argent à une femme accusée d’enlèvement de son enfant, le conseiller national s’est potentiellement rendu coupable d’un délit

La justice bernoise a ouvert une enquête pour examiner le rôle du conseiller national Pirmin Schwander (UDC/SZ) et d’autres personnes dans une affaire d’enlèvement d’enfant. Connu pour être un critique virulent des Autorités de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA), il aurait aidé une mère à cacher son enfant.

Lire aussi: L’UDC Pirmin Schwander quitte la présidence de l’ASIN

Les quotidiens «Tages-Anzeiger» et «Bund» ont relaté mercredi les implications de Pirmin Schwander dans ce cas. Le conseiller national s’est exprimé mercredi soir à l’émission «Rundschau» de la télévision alémanique.

Le cas concerne une mère biennoise qui n’avait pas ramené sa fille âgée d’un an et demi dans un foyer, comme convenu, en octobre 2015. La mère et l’enfant avaient été retrouvées des mois plus tard, en juin dernier, en France. Depuis, la femme est en détention provisoire.

La faute aux autorités selon lui

Par l’entremise de l’avocat de la mère, Pirmin Schwander aurait transmis 7000 francs à celle-ci, alors qu’elle était en fuite à l’étranger. Le conseiller a indirectement confirmé les faits: «Cette femme avait besoin d’aide», a-t-il déclaré à la télévision.

On ne peut enlever les enfants à leurs parents «qu’en dernière extrémité», a-t-il ajouté. Dans ce cas précis, tout est allé de travers et toutes les autorités ont failli, selon lui.

En faisant parvenir de l’argent à cette femme, Pirmin Schwander s’est possiblement rendu coupable d’un délit. La police cantonale bernoise a confirmé à l’ATS qu’elle enquête sur plusieurs personnes dans ce dossier pour «aide à un enlèvement d’enfant», sans toutefois nommer le conseiller national.

Lire aussi: L’UDC Pirmin Schwander quitte la présidence de l’ASIN

Ce dernier est un adversaire déclaré des APEA. Dans le canton de Schwyz, d’ailleurs, une initiative anti-APEA a été déposée. Au niveau national, une initiative doit être lancée sous peu demandant «davantage de protection de la famille» et visant à restreindre les activités des APEA.

Publicité