L’abaissement du droit de vote de 18 à 16 ans fait l’objet d’un débat nourri en Suisse ces derniers mois, notamment sous l’impulsion des Vert·e·s. Il devrait ainsi prochainement faire l’objet d’un projet de loi au niveau fédéral, après l’adoption d’une initiative parlementaire de l’écologiste bâloise Sibel Arslan par le Conseil national et la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats en début d’année. Au niveau des cantons, la mesure divise. La population neuchâteloise l’a refusée en votation en février 2020, tout comme le Grand conseil vaudois, qui a rejeté une motion en ce sens de Léonore Porchet (Vert·e·s) en mai dernier. A l’inverse, le gouvernement bernois s’est vu imposer par son parlement l’élaboration d’un projet de modification de la constitution cantonale intégrant le droit de vote dès 16 ans. Une étude du Centre pour la démocratie d’Aarau (ZDA), semble donner des arguments aux opposants de ce changement.