Il y a plusieurs années que la technique biométrique intéresse de nombreux pays. Mieux à même de lutter contre les abus, elle représenterait, avancent maints spécialistes de la sécurité, l'avenir des documents d'identité. Mais ce sont les attentas du 11 septembre 2001 et les mesures imposées par les Etats-Unis dans la foulée qui ont donné l'impulsion décisive. Washington a en effet averti que les voyageurs voulant se rendre aux Etats-Unis sans visa devraient à l'avenir disposer d'un passeport biométrique. C'était à prendre ou à laisser, et les pays de l'UE se sont pliés, mais la Grande-Bretagne a obtenu des dérogations. La Suisse ne pouvait se permettre de faire cavalier seul, d'autant moins que les dispositions européennes imposant les passeports biométriques étaient coulées dans le moule des Accords de Schengen que la Suisse a décidé de reprendre.

Dans un premier temps, les passeports «Schengen» ne devaient contenir que l'image numérisée du visage. D'ici à fin juin 2009, les empreintes digitales devront toutefois aussi y figurer.

La Suède et la Belgique établissent déjà des cartes d'identité numériques, en plus des passeports. L'UE recommande également que l'ensemble des documents d'identité soient biométriques.