Pour Ilaria et Sébastien Paratore*, les soucis financiers ont commencé durant la pandémie. «Le covid a créé un trou que l’on rattrape, péniblement», explique-t-elle, attablée dans la salle à manger de leur cinq-pièces et demie genevois. Le couple vit à Meyrin avec deux enfants de 7 et 11 ans, et leur fidèle animal de compagnie: la tortue Ninja. Dessins colorés accrochés sur le frigo, visages souriants encadrés aux murs, statue d’un bouddha nonchalant sur l’étagère. En apparence, rien ne laisse transparaître l’anxiété des fins de mois difficiles, qui s’est peu à peu immiscée dans ce foyer genevois ordinaire.