Fait Divers

Une famille prise en otage à La Chaux-de-Fonds, six individus recherchés 

Ce vendredi matin, la famille du directeur d'une entreprise spécialisée dans l'or a été prise en otage par six individus. Les victimes sont saines et sauves. Les malfaiteurs se sont emparés d'une grande quantité du métal précieux, avant de prendre la fuite

Vendredi à l'aube, au domicile familial de l'un des dirigeants de l'entreprise Cendror à La Chaux-de-Fonds, six personnes ont ont menacé son épouse et son enfant. Ils ont contraint l'homme à se rendre dans les locaux de la société afin de récupérer «une certaine quantité» d’or, explique la police cantonale. Le butin n'est pas encore estimé.

Relâchés vers la frontière

Le père de famille a dû ensuite rejoindre en un autre lieu les individus qui retenaient ses proches. Les malfaiteurs ont abandonné la famille dans les côtes de Biaufond, à la frontière des cantons de Neuchâtel et du Jura ainsi que de la France voisine.

Ils ont ensuite fui en France. Un dispositif conséquent a été déployé dans l'Hexagone par la gendarmerie nationale. Des opérations de police y sont en cours.

C'est un employé de l'entreprise qui a informé la police neuchâteloise, laquelle a déployé un important dispositif: notamment une septantaine de policiers, un hélicoptère et une brigade de chiens, a précisé à l'ats son porte-parole Pierre-Louis Rochaix.

Il n'y a eu aucun danger pour la population, avait précisé la police dans un tweet en matinée, alors que l'opération se terminait. Le procureur de permanence Daniel Hirsch a ouvert une procédure pénale.

Brigandage en 2011

Ce genre de pratique impliquant une prise d'otage pour se faire remettre un butin est très rare, selon le porte-parole de la police. Les entreprises étant de mieux en mieux sécurisées, c'est pour certains voleurs un moyen de contourner l'obstacle.

Cendror avait déjà fait l'objet d'une attaque en 2011. Au moins quatre individus y avaient séquestré onze employés pour se faire ouvrir les coffres. Le butin du brigandage dépassait 5,4 millions de francs (notamment une septantaine de lingots d'or, d'argent, de platine et de palladium). Certains des auteurs avaient été identifiés, voire arrêtés. L'un d'eux a été jugé en France.

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