GENÈVE

Une fausse alerte à la bombe cloue un avion au sol à Cointrin

Un appareil de la compagnie Aeroflot, en route pour Moscou, a été immobilisé sur la piste et soumis à une fouille des démineurs de la police. C’est un ressortissant russe, en colère, qui aurait donné l’alerte. Il a finalement admis qu'elle était fausse

Ce jeudi, peu avant 13h00, un homme s’est présenté au guichet d’une compagnie aérienne, indiquant qu’une bombe se trouvait à l’intérieur d’un avion, communique le Ministère public genevois.

L’appareil, alors en phase de décollage sur le tarmac de l’aéroport, a été rappelé à son point d’ancrage. Les passagers ont été débarqués; il n’y a pas eu de blessés.

Des démineurs du détachement NEDEX de la police cantonale examinaient encore l’avion en fin d'après-midi pour déterminer toute présence éventuelle d’explosifs, ajoute le communiqué.

L’homme à l’origine de la menace a été interpellé par la police. Une enquête a été ouverte. Selon nos informations, l’individu en question serait de nationalité russe. Il aurait été furieux d’avoir raté son vol. L’avion cloué au sol par cette alerte est un appareil de la compagnie Aeroflot, en route pour Moscou.

En début de soirée, le Ministère public a encore précisé que l'intéressé, interrogé par la police, a admis que sa menace était fausse, évoquant une plaisanterie. Une procédure pénale a été ouverte contre lui. 

En juillet dernier, en pleine psychose des attentats, une fausse alerte à la bombe avait coûté très cher à son auteur. Une femme, qui voulait bloquer l’aéroport de Cointrin pour une sombre question de jalousie, a été condamnée à Annecy à une peine de 6 mois, dont 3 de prison ferme. Elle a reçu par la suite une facture salée de 90’000 francs, émanant de l’Etat de Genève pour avoir mobilisé les forces de l’ordre durant 880 heures.

Publicité